LarpGPT · Guides
L'anatomie d'un prompt d'image photoréaliste
Ce que fait chaque partie d'un prompt dans un générateur d'images, pourquoi une phrase par décision vaut mieux qu'un mur d'adjectifs, et comment adapter un prompt sans casser ce qui le faisait marcher.

Un prompt est un brief, pas une formule magique
L'idée fausse la plus tenace au sujet des prompts est que certains mots seraient magiques et que le travail consisterait à les collectionner. Ce qui fonctionne réellement ressemble davantage à un brief donné à un photographe qui ne peut pas poser de questions. Tu décris une scène que quelqu'un doit installer, éclairer et photographier, et chaque décision laissée en creux est une décision que le modèle prend à ta place, généralement vers la version la plus moyenne de ta demande.
Une phrase par décision
Les prompts longs échouent non parce qu'ils sont longs, mais parce qu'ils sont indifférenciés. Vingt adjectifs dans une phrase se concurrencent et le modèle en fait la moyenne. Le même contenu réparti en phrases courtes, chacune portant une décision, donne un résultat bien plus prévisible. Cela rend aussi le prompt modifiable, car tu vois quelle phrase changer quand quelque chose cloche.
Le sujet vient en premier et pèse le plus
La position compte. Ce qui apparaît tôt dans un prompt est en général pondéré plus fortement : le sujet a donc sa place en tête, décrit concrètement. Un sujet concret est un sujet que tu pourrais photographier : un objet, un lieu, une situation dotée de propriétés physiques. Un sujet abstrait ne donne rien au modèle et il inventera du générique pour combler.
Décrire ce qui serait visible, pas ce qui est ressenti
C'est la discipline la plus utile. Un mot comme mélancolique est une interprétation, et le modèle doit deviner quel agencement visuel la produit. De la pluie sur une vitre, une seule lampe allumée, une chaise vide : voilà ce qu'un appareil enregistre. Écris les causes plutôt que l'effet, et l'effet arrive tout seul avec bien plus de constance.
La scène pose les contraintes
Le décor n'est pas de l'ornement. Il détermine quelle lumière est disponible, quelles surfaces existent pour la réfléchir, ce qui peut apparaître à l'arrière-plan, et à quelle échelle tout se lit. Un sujet décrit en détail sans décor énoncé sera posé dans un lieu générique, et ce lieu générique contredira ensuite la moitié des choix faits sur le sujet.
Le moment resserre une scène en photographie
L'heure, la météo et la saison font plus de travail qu'on ne l'imagine, car chacune transporte tout un dispositif d'éclairage. Une fin d'après-midi d'automne implique un soleil bas et chaud, des ombres longues et une dominante colorée précise, en quatre mots. Nommer le moment est la phrase la plus rentable de la plupart des prompts.
La lumière est une décision, pas un après-coup
Une photographie est faite en grande partie de lumière, et un éclairage non énoncé est le chemin le plus court vers une image plate et uniformément éclairée qui a l'air synthétique. Dis d'où vient la lumière et de quelle nature elle est. Lumière de fenêtre venant de la gauche. Une seule source au plafond. Ciel couvert. Soleil direct à travers des feuilles. Chacune donne une image différente du même sujet dans la même scène.
Lumière dure et lumière douce ne font pas le même travail
Une lumière issue d'une source petite ou lointaine est dure : bords d'ombre nets, fort contraste, texture apparente. Une lumière issue d'une source large ou diffusée est douce : ombres progressives, faible contraste, surfaces plus tendres. Nommer celle que tu veux en dit plus au modèle sur l'ambiance d'une image que n'importe quel adjectif d'ambiance.
Des consignes de composition que le modèle peut suivre
Le vocabulaire de cadrage est utile parce qu'il est sans ambiguïté. Gros plan, plan large, hauteur d'œil, contre-plongée, vue de dessus. Que le sujet soit centré ou décalé. Ce qui est devant lui et ce qui est derrière. Ce sont les mots qu'un photographe emploierait sur un plateau, et ils se traduisent proprement parce qu'ils décrivent une géométrie plutôt qu'un goût.
Le langage de l'optique, et ce qu'il fait vraiment
Une courte focale exagère la profondeur et grossit ce qui est proche. Une longue focale comprime les distances et aplatit les plans. Une grande ouverture jette l'arrière-plan hors de netteté et isole le sujet. Ces termes fonctionnent dans un prompt parce qu'ils correspondent à un comportement optique réel, et demander une faible profondeur de champ est plus précis que demander un fond flou.
La couleur, avec retenue
Nommer deux ou trois couleurs produit une image cohérente. En nommer huit produit de la boue, car le modèle tente de toutes les inclure et aucune ne domine. Si une couleur compte, attache-la à un objet plutôt qu'à l'image entière : une porte rouge se lit mieux qu'une scène teintée de rouge, et laisse le reste de la palette suivre la lumière.
Changer une chose à la fois
Quand un résultat est proche mais faux, l'instinct est de réécrire le prompt. Résiste. Change une phrase, régénère, et observe ce qui a bougé. C'est plus lent par essai et bien plus rapide au total, parce que tu apprends ce que fait chaque phrase. Un prompt réécrit qui marche ne t'enseigne rien de réutilisable demain.
Garder les versions écartées
Un prompt qui a produit quelque chose d'intéressant mais pas ce que tu voulais mérite d'être conservé. Les bibliothèques de prompts se construisent avec ceux-là, pas avec les réussites, car ce sont les quasi-succès que l'on adapte quand le brief suivant diffère légèrement. Une note sur l'allure réelle du résultat vaut plus que le prompt seul.
Adapter sans casser la structure
Quand tu réutilises un prompt, échange le sujet et le décor, et laisse d'abord intactes les phrases de lumière, de composition et d'optique. Ce sont elles qui donnent à une image son aspect photographique, et ce sont elles que l'on supprime quand un prompt paraît trop long. Modifie-les délibérément, une à la fois, une fois le nouveau sujet en place.
Dire ce qu'est l'image
Les images produites ainsi ne sont pas des photographies, et les normes pour le dire existent déjà. Le vocabulaire IPTC Digital Source Type fournit des valeurs qui distinguent une capture numérique échantillonnée sur le réel d'un contenu créé avec de l'IA générative, et la spécification C2PA définit comment l'information de provenance voyage avec un fichier. Là où l'image pourrait passer pour la trace de quelque chose de réel, étiquette-la. LarpGPT fournit des prompts et de la documentation, et ce que tu génères t'appartient, à toi de le déclarer.
Questions
Pourquoi les prompts longs échouent-ils souvent ?
Parce qu'ils sont indifférenciés, pas parce qu'ils sont longs. Vingt adjectifs dans une phrase se concurrencent et le modèle en fait la moyenne. Répartis le même contenu en phrases courtes portant une décision chacune et le résultat devient bien plus prévisible.
Faut-il décrire l'ambiance ou ce qui est visible ?
Ce qui est visible. Un mot comme mélancolique est une interprétation que le modèle doit deviner. De la pluie sur une vitre, une lampe allumée, une chaise vide sont des choses qu'un appareil enregistre. Écris les causes et l'ambiance suit.
L'ordre des mots dans un prompt compte-t-il ?
Oui. Ce qui apparaît tôt est en général pondéré plus fortement : le sujet a sa place en tête, décrit assez concrètement pour que tu puisses le photographier.
Le vocabulaire photo comme la focale fonctionne-t-il vraiment ?
Oui, parce qu'il correspond à un comportement optique réel. Une courte focale exagère la profondeur, une longue la comprime, et une grande ouverture isole le sujet. Demander une faible profondeur de champ est plus précis que demander un fond flou.
Comment étiqueter une image générée par IA ?
Des normes existent. Le vocabulaire IPTC Digital Source Type distingue une capture numérique échantillonnée sur le réel d'un contenu créé avec de l'IA générative, et la spécification C2PA définit comment la provenance voyage avec un fichier. Étiquette tout ce qui pourrait passer pour la trace de quelque chose de réel.