# Écrire des prompts IA pour des personnes réalistes

Canonical: https://romeoapps.app/fr/larpgpt/prompts-for-realistic-people/
Author: Roméo Gambino · Published: 2026-09-10 · Updated: 2026-09-10 · App: LarpGPT (https://romeoapps.app/fr/larpgpt/)

Décrire des personnes crédibles dans une image IA : posture, vêtements, peau, mains et lumière, plus les règles de consentement, d’image et de transparence.

## Pourquoi les personnes sont le sujet le plus difficile

Nous sommes tous experts en visages et en corps. On remarque une main légèrement fausse, une posture impossible ou une peau qui ressemble à du plastique bien avant un défaut dans un bâtiment ou un paysage. C’est donc sur les personnes que les prompts vagues échouent le plus visiblement. La solution est la même que pour tout prompt photographique, en plus strict : décris ce qu’un appareil enregistrerait vraiment, et laisse le moins possible à l’idée que le modèle se fait d’une personne moyenne.


## Invente la personne, n’en emprunte pas une

Pars d’une personne qui n’existe pas. Décris une tranche d’âge, une silhouette, des cheveux, des vêtements et une activité, avec des détails ordinaires. Ne demande jamais la ressemblance d’un particulier réel, et ne génère jamais une vraie personnalité publique dans une situation qui pourrait passer pour authentique. Au-delà de l’éthique, de nombreux pays reconnaissent un droit à l’image, qui permet à chacun de contrôler l’usage commercial de son nom, de son image et de sa ressemblance. Les règles varient selon les pays, et une personne inventée évite entièrement la question.


## Décris une activité, pas une pose

Les personnes photographiées en train de faire quelque chose ont l’air naturelles ; celles à qui l’on demande de poser ressemblent à des photos de banque d’images. Au lieu d’une femme qui sourit à l’objectif, essaie une femme d’une quarantaine d’années qui lit un plan papier dans une gare, un café dans l’autre main. Une activité donne au corps une raison d’avoir sa posture, donne aux mains quelque chose à tenir et donne au visage une expression qui vient de la tâche, pas du prompt.


## Posture et poids

Un vrai corps porte du poids. Quelqu’un appuyé sur une rambarde, assis au bord d’une chaise, qui reporte son poids sur une jambe en attendant : ces petits faits physiques rendent une silhouette crédible. Les personnages raides, symétriques et de face sont l’un des signes les plus courants d’une image générée. Une seule phrase sur la répartition du poids et sur ce contre quoi la personne s’appuie fait souvent plus que plusieurs phrases sur son apparence.


## Les vêtements comme matière et coupe

Décris les vêtements comme n’importe quelle autre surface : une chemise en lin froissée aux manches retroussées, un lourd manteau de laine un peu trop grand, des baskets en toile usées. Un tissu qui se plie, se tend et se froisse est l’un des indices de réalisme les plus forts, parce qu’il réagit au corps qu’il habille. Des mots génériques comme stylé ou élégant ne disent rien de la matière et donnent en général des vêtements qui semblent sortir de leur emballage.


## La peau, sans retouche

Les visages générés sortent souvent lisses et uniformes, comme une publicité très retouchée. Si tu veux un résultat naturel, dis-le en termes physiques : texture de peau naturelle, pores visibles, ridules au coin des yeux, léger coup de soleil sur le nez, pas de maquillage. Décrire la lumière aide aussi : une lumière douce de côté révèle la texture en douceur, alors qu’une lumière plate de face l’efface. Évite d’empiler des mots comme parfait ou impeccable, qui poussent encore plus vers l’aspect plastique.


## Les mains ont besoin d’une tâche

Les mains sont un point faible bien connu des générateurs d’images. Le plus fiable est de leur donner quelque chose de précis à faire, tenir une tasse, reposer sur une table, rester dans la poche d’un manteau, plutôt que de les laisser libres dans le cadre. Moins de doigts visibles, c’est moins d’occasions d’erreur. Examine toujours les mains avant d’utiliser une image : compte les doigts, regarde comment ils tiennent les objets et où ils rejoignent le poignet.


## La lumière sur les visages

Le schéma photographique classique, décrit dans la tradition de l’éclairage en trois points, utilise une lumière principale sur le sujet, une lumière secondaire pour adoucir les ombres et une lumière venant de derrière pour détacher le sujet du fond. Pas besoin du jargon pour utiliser l’idée. Une lumière douce de fenêtre d’un côté, un léger reflet qui éclaire le côté ombré et un fond lumineux derrière la tête décrivent le même dispositif avec des mots simples. Le soleil de midi à la verticale, au contraire, creuse des ombres sous les yeux et flatte rarement.


## Cadrage et distance

Dis à quelle distance se trouve l’appareil. Un portrait tête et épaules, une silhouette vue à quelques mètres dans une rue, une petite figure dans un vaste paysage : chacun fixe l’échelle à laquelle visages et mains doivent être rendus. Les cadrages larges cachent les petites erreurs et racontent davantage ; les gros plans exposent tout. Pour un rendu naturel, un cadrage moyen avec une activité claire et un vrai décor est le point de départ le plus indulgent.


## La diversité par choix, pas par hasard

Les générateurs d’images reflètent les tendances de leurs données d’entraînement, et une étude sur Midjourney a montré que même des prompts neutres donnaient des résultats inégaux selon le genre, la couleur de peau et le lieu. Si tu veux une personne précise, décris-la précisément. Si tu prépares une série, varie volontairement l’âge, la silhouette et l’apparence au lieu d’accepter ce que le modèle propose en premier, et relis l’ensemble avant de le publier.


## Consentement et médias synthétiques

Le cadre du Partnership on AI pour des médias synthétiques responsables repose sur trois idées : le consentement, la divulgation et la transparence. Pour des personnes générées, le consentement veut surtout dire ne pas utiliser la ressemblance de quelqu’un sans permission, y compris via des photos de référence. Si tu pars de la photo d’une personne réelle, par exemple pour garder un personnage cohérent, assure-toi d’avoir son accord clair pour cet usage précis, et ne crée jamais d’images qui sexualisent, humilient ou usurpent l’identité de qui que ce soit.


## Les règles de transparence à connaître

Dans l’Union européenne, le règlement sur l’IA définit l’hypertrucage comme un contenu image, audio ou vidéo généré ou manipulé par l’IA, qui ressemble à des personnes, objets, lieux, entités ou événements existants et pourrait sembler faussement authentique. Ceux qui déploient un système produisant un tel contenu doivent indiquer qu’il a été généré ou manipulé artificiellement, avec une obligation plus limitée pour les œuvres manifestement artistiques, créatives, satiriques ou fictives. La Commission européenne indique que ces règles de transparence s’appliquent à partir d’août 2026. Une personne inventée réaliste, dans un contexte qui pourrait passer pour réel, mérite une mention partout.


## Signale dans le fichier, pas seulement dans la légende

Une légende peut être recadrée ou perdue au fil des partages. Des standards de métadonnées existent pour transporter l’information avec le fichier : le vocabulaire IPTC Digital Source Type comprend des valeurs pour les médias créés par IA générative, et beaucoup d’outils écrivent ces informations automatiquement. Préserve-les quand tu retouches et exportes, et ajoute une mention visible partout où l’on pourrait raisonnablement prendre l’image pour la photo d’une personne réelle.


## La place de LarpGPT

LarpGPT est une bibliothèque de prompts photo pour des scènes de voyage, d’architecture, de voitures et de style de vie, écrits autour du sujet, de la composition, de la lumière et de l’optique ; beaucoup de ses scènes de style de vie peuvent accueillir une personne inventée selon la méthode ci-dessus. Tu copies un prompt et tu le colles dans le générateur d’images que tu utilises déjà. LarpGPT ne génère pas d’images ; respecter les droits d’autrui et signaler le contenu synthétique restent de ton ressort.


## Questions

### Comment rendre réalistes des personnes générées par IA ?

Donne une activité à la personne, décris sa posture, ses vêtements comme des matières, une texture de peau naturelle et une vraie source de lumière. Les poses raides, la peau parfaite et les mains qui flottent sont les signes les plus courants d’une image générée.

### Pourquoi l’IA rate-t-elle les mains ?

Les mains sont un point faible connu des générateurs d’images. Leur donner une tâche précise, comme tenir une tasse, et montrer moins de doigts réduit les erreurs, mais vérifie-les toujours avant d’utiliser une image.

### Puis-je générer des images de personnes réelles ?

Évite complètement les particuliers réels, et ne représente jamais une personnalité publique dans une situation qui pourrait passer pour authentique. Le droit à l’image protège dans de nombreux pays le nom, l’image et la ressemblance de chacun ; une personne inventée évite le problème.

### Faut-il signaler une personne réaliste générée par IA ?

Dans l’Union européenne, le règlement sur l’IA impose de signaler les hypertrucages, c’est-à-dire les contenus générés qui ressemblent à des personnes existantes et pourraient sembler faussement authentiques. Signaler toute personne générée réaliste est une bonne pratique partout.

## Pour approfondir

- Regulation (EU) 2024/1689 (Artificial Intelligence Act), Articles 3 and 50 — https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj
- European Commission: AI Act, regulatory framework and application timeline — https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/regulatory-framework-ai
- Partnership on AI: Responsible Practices for Synthetic Media — https://syntheticmedia.partnershiponai.org/
- Personality rights (Wikipedia) — https://en.wikipedia.org/wiki/Personality_rights
- Midjourney (Wikipedia), section on bias in generated images — https://en.wikipedia.org/wiki/Midjourney
- IPTC Digital Source Type NewsCodes — https://cv.iptc.org/newscodes/digitalsourcetype/

